Rauzan (suite)

Publié le par ulysse

 

Rauzan fait ensuite l'objet d'un procès entre Henri IV (1367-1413) et Jeanne d'Armagnac, arrière-petite-fille de Saint Louis et femme de Guillaume-Amanieu de Madaillan (1375-1414), dernier représentant mâle de cette branche, dont elle n'a eu qu'une fille, Agnès, morte jeune. À la mort de son époux, elle n'obtient le droit de se remarier avec un Français qu'à la condition d'abandonner le château de Rauzan.

 

Rauzan échoit ensuite à Bernard Angevin (1437-1480), dont l'attitude opportuniste le fait naviguer du camp anglais au camp français au gré de ses intérêts. À la fin de la guerre de Cent Ans, il est du côté de la couronne de France et conserve ainsi tous ses biens. Les troubles de la guerre passés, il va peu à peu réaménager le château qui va évoluer de château fort en château de résidence.

 

Rauzan passe ensuite aux mains des Durfort de Duras qui l'abandonnent progressivement. Les carriers de Bordeaux extraient même des pierres de l'édifice (pour tailler des pierres tombales) ainsi que des blocs du rocher qui lui sert de base, entraînant ainsi la chute de la partie nord du château. Les ruines deviennent, en 1819, propriété des Chastellux avant que la commune n'en fasse l'acquisition en 1900.

 

rauzan 1877

 

rauzan 1881

 

rauzan 1884

 

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