l'enfant de choeur
Malgrés nos frasques, nous avions de bonne tète et on nous auraient donné le bon dieu sans confession (ce qui était d'alleurs le cas). Un jour à notre grande surprise nous fûmes recrutés pour devenir enfant de choeur, que dieu nous pardonnent nous n'avons pas choisi, mais cela faisait la fierté de nos parents!! mais il ne faut pas croire que c'était de tout repos, été comme hiver il fallait être à 6h du matin à l'église pour servir la messe, l'été il y avait les curés en vacances donc double boulot, il ne faut pas réver ce n'est pas une sinécure que d'être enfant de choeur.
L'hiver aprés la première messe, je passais par le quai, enveloppé dans une grande cape en
drap, la capuche sur la tète, je m'accoupissais derrière le parapet, les vagues venant se briser sur les rochers passaient par -dessus le muret et par le fait par-dessus moi, il faisait encore
nuit, le vent soufflait créant un décor magnifié par mon imagination, recroquevillé et à l'abri sous ma cape je restais des heures à écouter le bruit du vent et la fureur de la
mer.
Voici une autre avecdote de la bande des quatre, beaucoup moins jolie, n'ayant que peu
d'argent de poche, nous étions toujours volontaires pour faire les quêtes pendant les messe, entre l'autel et la sacristie il y avait un passage de 2 à3 mètres assez sombre, nous en profitions
pour remplir nos poches à l'aveuglette, le service terminé nous retrouvions l'hotel, un petit passage menait de la rue à la grève, l'à a l'abri des rochers nous rassemblions la monnaie et le
partage se faisait équitablement. Il y avait aussi le pardon de ste Barbe durant le mois de juillet, pour nous c'était aussi une autre source de profit, le matin avait lieu une messe en plein
air, à mon époque c'était encore un grand pardon, aussi la foule venait nombreuse et les quêtes étaient en conséquence,, de plus nous avions la charge de vendre les cantiques pour les vêpres de
l'aprés-midi et alors me direz vous, eh ben, une piece dans le panier et une pièce dans notre poche pour notre peine (tout travail mérite salaire) bien sur que ce n'était pas honnête mais
l'honnêteté permet-elle de mieux vivre, n'oublions pas que durant le pardon il y avait aussi une fête foraine, et celà n'était pas gratuit.
Aprés avoir quitté le sein de l'église, les fonds ne rentraien plus, il fallait trouver une
autre solution, celle-ci se présentera sous une forme différente, mais nous verrons celà plus loin.
a suivre
ulysse