le printemps
Mai était un mois trés attendu, c'était le mois des processions, le mois de Marie, la vierge voyageait de
maison en maison, chaque soir il y avait une procession et en chantant des cantiques, on accompagnait la statue dans un autre foyer, les receveurs rivalisaient pour concevoir le plus bel autel,
nous les enfants ont attendaient avec impatience la fin des prières pour s'évader et courir après les hannetons et les chauves-souris, il me reste une certaine nostalgie de ces soirs de printemps
ou l'ont s'amusaient sans arrières pensées.
Il y avait aussi les grandes marées, bien que piètre pêcheur, j'adorais suivre mon père, il avait son coin de predilection "an tavagnoun" qui se situait prés du chateau de Landivinec, il connaissait chaque rochers, chaque cavités, je suis certain qu'à chaque marée il mettait son pied au même endroit, on aurait cru voir un funambule, le panier d'une main le bascroc d'une autre, j'avais du mal à le suivre sur le lieu de fouille, nous passions des heures dans l'eau jusqu'à la ceinture, d'ailleurs je n'ai toujours pas compris pourquoi nous mettions des bottes, de plus je n'en avais pas à ma pointure et pour qu'elles me tiennent aux pieds je devais les fourrer de paille, je me demande qu'elle démarche je pouvait avoir, finalement celà n'avait pas d'importance, seul comptait le moment ou l'ont se retrouvaient dans les rochers et le goémon, le temps changeait de dimension, nous descendions jusqu'a des endroits trés rarement accessibles aux marées normales, mon père ramenait toujours des ormeaux, pour ma part je n'ai jamais pu en pécher un seul, pas doué le gars claude, pourtant j'avais le meilleur professeur qui soit.
Il y avait aussi la pêche aux congres, j'accompagnais mon père jusqu'à la grève et dans les trous d'eau nous pêchions des loches pour servir d'appâts, une fois les hameçons amorcés, nous tendions la corde (fard) entre deux gros rochers, celà à marée basse, puis nous rentrions vaquer à nos uccupations en attendant la prochaine basse mer pour venir ramasser nos prises.
Un jour que nous avions un peu tardés, en arrivant sur le lieu de pêche, nous appercevons un homme qui décrochait les poissons pris aux hameçons, avant que je n'ai eu le temps de réagir, mon père sautait de rocher en rocher et fut aux pieds du gars avant que celui-ci ne l'eu aperçu, bien que bouillant de l'intérieur, mon père paraissait calme mais le ton de sa voix laissais présager un orage, le parisien surpris ne pipa mot, encaissa l'engueulade, eu le droit a une leçon de morale et bien qu'il voulu se disculper, il n'eut pas le droit à la parole et repartit la tète basse accompagné de ses deux gamins. Par la suite nous arrivions avant que la maréee ne découvre les fards.
a suivre ulysse
Il y avait aussi les grandes marées, bien que piètre pêcheur, j'adorais suivre mon père, il avait son coin de predilection "an tavagnoun" qui se situait prés du chateau de Landivinec, il connaissait chaque rochers, chaque cavités, je suis certain qu'à chaque marée il mettait son pied au même endroit, on aurait cru voir un funambule, le panier d'une main le bascroc d'une autre, j'avais du mal à le suivre sur le lieu de fouille, nous passions des heures dans l'eau jusqu'à la ceinture, d'ailleurs je n'ai toujours pas compris pourquoi nous mettions des bottes, de plus je n'en avais pas à ma pointure et pour qu'elles me tiennent aux pieds je devais les fourrer de paille, je me demande qu'elle démarche je pouvait avoir, finalement celà n'avait pas d'importance, seul comptait le moment ou l'ont se retrouvaient dans les rochers et le goémon, le temps changeait de dimension, nous descendions jusqu'a des endroits trés rarement accessibles aux marées normales, mon père ramenait toujours des ormeaux, pour ma part je n'ai jamais pu en pécher un seul, pas doué le gars claude, pourtant j'avais le meilleur professeur qui soit.
Il y avait aussi la pêche aux congres, j'accompagnais mon père jusqu'à la grève et dans les trous d'eau nous pêchions des loches pour servir d'appâts, une fois les hameçons amorcés, nous tendions la corde (fard) entre deux gros rochers, celà à marée basse, puis nous rentrions vaquer à nos uccupations en attendant la prochaine basse mer pour venir ramasser nos prises.
Un jour que nous avions un peu tardés, en arrivant sur le lieu de pêche, nous appercevons un homme qui décrochait les poissons pris aux hameçons, avant que je n'ai eu le temps de réagir, mon père sautait de rocher en rocher et fut aux pieds du gars avant que celui-ci ne l'eu aperçu, bien que bouillant de l'intérieur, mon père paraissait calme mais le ton de sa voix laissais présager un orage, le parisien surpris ne pipa mot, encaissa l'engueulade, eu le droit a une leçon de morale et bien qu'il voulu se disculper, il n'eut pas le droit à la parole et repartit la tète basse accompagné de ses deux gamins. Par la suite nous arrivions avant que la maréee ne découvre les fards.
a suivre ulysse
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